Superficie du lieu-dit : 11 ha 32 a 16 ca

Couvrant presque toute la partie haute du coteau des Maranges premier cru, le lieu-dit La Fussière s’étend de 294 à 404 mètres en altitude (moyenne 335 m). Les pentes sont faibles (3%) à très fortes ( 29%!) (moyenne 10%). Le climat est exposé au Sud.

Le sol et le sous-sol

Le sous-sol du lieu-dit La Fussière est assez homogène dans sa nature, mais pas dans son épaisseur.
Le substrat Jurassique principalement marneux (marnes gris-noir, possible calcaire à gryphées géantes, marnes gris-bleu) est recouvert d’abondants éboulis et de pans entiers de la falaise de calcaire à entroque qui domine le coteau viticole. Les blocs de falaise glissés, dont la tête affleure parfois dans les vignes, forment de nombreux ressauts topographiques le long de la pente du lieudit.Les marnes gris-bleu affleurent localement, lorsque la couverture d’éboulis calcaire est absente ou faible.
Sur les éboulis calcaires qui masquent les dépôts Jurassique, les sols sont riches en pierres (fréquentes chailles de la falaise sus-jacente), draînants, avec des épaisseurs très variables. Le sol est sombre, riche en fossiles (rostres de bélemnites), lorsque les marnes jurassiques affleurent.

L’origine du nom

L’origine du nom La Fussière n’est pas certaine.
Le nom peut provenir comme pour les noms de villages Fussey, Foissy (Côte d’Or), Fuissé (Mâconnais) de Fusciacu, domaine de Fuscius, nom d’homme gallo-romain inspiré d’une caractéristique physique : fuscus signifiant « brun, foncé, sombre ». Mais, à défaut de l’existence d’un domaine gallo-romain, on peut tout simplement voir dans La Fussière une terre brune.
Une autre explication possible ferait dériver Fussière du latin fascia désignant une bande de terre de forme allongée, qu’il s’agisse d’une planche de champ labourée ou d’une terrasse de vigne, d’une partie de coteau comprise entre deux murs de soutènement.
La vaste superficie du lieu-dit ne permet pas ni par la couleur de la terre ni par la configuration des lieux-dits de corroborer l’une ou l’autre hypothèse.

Les vins

C’est indéniablement le plus « Maranges » des premiers crus. Bâti sur des tannins plutôt rustiques il offre une salinité digeste et désaltérante en finale. Dégusté jeune, il est le compagnon des oeufs en meurette. En vin vieux, des notes de cuir frais gouvernent sa finale. « Le Clos de la Fussière » est un autre premier cru qui se cache à l’intérieur de « La Fussière ». Il en possède les mêmes particularités.